Outra vez o exercício 5
Traduzir a música sem usar o texto. Essa música me comove, mas não tem uma letra. A melodia acompanha um discurso. Não é um poema. São fragmentos de textos de autores diferentes. A música embala as palavras mas uma não se encaixa na outra, mas se harmonizam, se complementam.
Les Ogres de Barback
são quatro irmãos músicos. Um quarteto de cordas. A música “tant qu’il y aura
des hommes” é uma melodia suave e melancólica. Sobre a melodia a voz de um homem
declama ou discursa o extrato de textos de Hubert Reeves astrofísico franco-quebequense
e de Daniel Mermet jornalista e escritor francês.
“Je pense que
l'humanité n'est pas nécessairement la favorite de la nature, que l'humanité
peut très bien disparaître, que nous ne sommes pas une espèce sacrée, qu'il y a
eu 10 millions d’espèces animales jusqu’ici et que 9 millions ont été
éliminées. On est pas l'espèce élue comme on l'a cru longtemps. La Nature peut
très bien se passer de nous... et c'est nous qui pouvions nous écouter.
Dans un millénaire, on parlera encore de ce millénaire. On ne sait jamais ce que le passé nous réserve, mais l'avenir ne reviendra pas. Et dans ce millénaire, c'est ce siècle qui fera date, et qui fera tache. Un siècle de turpitudes. Nous en sortons exténués, inhibés, esquintés. La queue entre les jambes de l'humanité.
Nuit et goulag. Charnier et brouillard. Dans la nuit, les feux d'artifice projettent les ombres de la Kolima, d'Hiroshima, et des trains pour Aushwitz, plutôt que le premier pas d'un homme sur la lune. Einstein tire la langue ; ou la beauté d'un Lagardère. Mais l'une des ruses de l'histoire veut que les siècles commencent et finissent là où ils veulent. Ainsi de Sarajevo à Sarajevo, notre siècle a pris fin dans les débris de la chute du mur de Berlin. Fini le siècle des grandes impuissances, voici venu le siècle de l'évidence. Fin de l'histoire, pensée unique, nouvel ordre mondial. Plus rien à voir, circulez. Nous avons obtempéré. Nous circulons, sans rien voir.”
Dans un millénaire, on parlera encore de ce millénaire. On ne sait jamais ce que le passé nous réserve, mais l'avenir ne reviendra pas. Et dans ce millénaire, c'est ce siècle qui fera date, et qui fera tache. Un siècle de turpitudes. Nous en sortons exténués, inhibés, esquintés. La queue entre les jambes de l'humanité.
Nuit et goulag. Charnier et brouillard. Dans la nuit, les feux d'artifice projettent les ombres de la Kolima, d'Hiroshima, et des trains pour Aushwitz, plutôt que le premier pas d'un homme sur la lune. Einstein tire la langue ; ou la beauté d'un Lagardère. Mais l'une des ruses de l'histoire veut que les siècles commencent et finissent là où ils veulent. Ainsi de Sarajevo à Sarajevo, notre siècle a pris fin dans les débris de la chute du mur de Berlin. Fini le siècle des grandes impuissances, voici venu le siècle de l'évidence. Fin de l'histoire, pensée unique, nouvel ordre mondial. Plus rien à voir, circulez. Nous avons obtempéré. Nous circulons, sans rien voir.”
Eu quis traduzir esse
texto que é declamado, mas as palavras, mesmo na língua original, não tem o
peso das cordas. Sua dança, sua sensualidade, sua determinação. As palavras
parecem não abarcar as urgências das cordas. A história que elas me contam,
essa estória circular de repetições, de reproduções de rotinas vazias de
sentido, essa corrida que pretendemos linear mas que é circular. As cordas me dizem que andamos sem avançar, me dizem
que ouvimos sem escutar as belezas que nos cercam, as cordas me dizem das vidas
que vivemos enquanto adoramos deuses materiais e imateriais. As cordas choram
as mágoas e dores de guerras e mortes e outras tristezas profundas. As cordas me fala de possibilidades e impossibilidades, de realidades de realidades insuportáveis mas que se reproduzem repetitivamente. Os violinos
soluçam não só pelos mortos, mas pelos que vivem sem admirar, sem se deixar
levar pelo tanto que somos, pelo tanto que temos.
A melodia fala de
belezas pequenas que não alcançamos por pura distração. Pela ilusão de sermos
muito maiores do realmente somos. Porque esquecemos que somos poeira e átomos
aglutinados, que somos energia volátil. Esquecemos de olhar enxergando tudo que nos cerca, por não ver
despedaçamos tudo o que deveria ser preservado, nos despedaçamos a nós mesmos.
E seguimos nessa corrida louca pelo que jamais possuiremos. Na corrida louca
para alcançar o que não é feito para nós. Seguimos no deserto de nós mesmos, de
miragem em miragem sem ver, cegos pelo tempo que passa. Apressados seguimos sem nem mesmo olhar pela janela, sem entender que o que
vemos é o que somos.
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